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Trente-huit participants ont couru sur un tapis roulant à leur vitesse préférée pour 3 conditions: cadence librement choisie, cadence +5%, cadence -5% (chaussures NB 625). La cadence augmentée a réduit le temps de contact au sol, la pression et les variables de force au talon et aux métatarses.

Opinion: Une étude de plus suggérant que l'augmentation de la cadence réduit les charges appliquées au membre inférieur... la charge totale est réduite avec un telle intervention, ainsi qu'au pied, au genou, à la hanche et au dos!

La cadence est certainement une intervention privilégiée dans l’amélioration des comportements biomécaniques de modération d’impact.

Les questions sous jacentes sont :

(1) Est-ce facile à intégrer comme correction biomécanique? Notre réponse : oui pour plusieurs coureurs… non pour certains. Besoin de personnaliser notre prescription ;

(2) Est-ce durable comme intervention? Notre réponse : il plus efficace et plus durable dans le temps de travailler sur des paramètres inconscients (comme enlever ou réduire la chaussure) que conscients (comme les corrections volontaires de sa biomécanique) ;

(3) Pourquoi le corps choisit-il des cadences plus lentes lorsqu'on demande au coureur de courir normalement? Notre réponse : à cause de la chaussure ! Le poids et la protection du pied sont 2 facteurs qui amènent/permettent au corps de ralentir sa cadence. Notre hypothèse : il y a compétition interne (dans la gestion intrinsèque de la biomécanique) entre différents systèmes dont l’efficacité énergétique et la protection du squelette. Une cadence un peu plus lente serait-elle mieux pour certain d’un point de vue énergétique ?