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Minimalisme pour débutants

 

Minimalisme pour les débutants et maximalisme pour les pros

 

Une grande confusion persiste sur le sujet du minimalisme chez les détaillants de chaussures et le grand public. Principalement causée par le véhicule d’informations erronées provenant des compagnies de chaussures spécialisées, cette confusion est en réalité une incompréhension de l’effet des chaussures sur la biomécanique et le stress tissulaire. Pour imager la distance qui sépare la science de la pratique actuelle, voici certains arguments que certains appellent un paradoxe, mais qui en fait est l’intégration pratique de la science.

 

Voici les raisons pourquoi un coureur en surpoids et peu en forme devrait courir en chaussures minimalistes :

 

1. Pour avoir du plaisir à courir, il devra minimiser le coût en O2 causé par les agents externes comme le poids des chaussures. Le poids de la chaussure amène un coût énergétique impressionnant, de l’ordre de 1% pour chaque 100 grammes ajoutés dans la chaussure… un 3 à 5 % total qui fait parfois la différence entre avoir du plaisir à courir ou non.

 

2. Il est essentiel, de par son surpoids, que ce coureur développe des comportements de modération d’impact performants. En d’autres mots, il devra apprendre à courir léger… et la meilleure façon de le faire est de minimiser l’interférence entre le pied et le sol pour que l’individu sente l’impact en dessous de son pied.

 

3. Ce type de coureur a probablement peu de km en arrière de la cravate, est probablement débutant et est « vierge » dans sont apprentissage biomécanique. Il aura donc tout intérêt, et ce, dès le début, à intégrer des chaussures qui ne perturbent pas trop les biomécaniques naturelles.

 

4. Les forces d’impact et le stress secondairement appliqué sur le pied (seule région réellement protégée par la chaussure maximaliste) sont plus faibles à 9km à l’heure (6 à 7 min/km) qu’à 17km à l’heure (3: 45min/km).

 

Voici les raisons pourquoi un coureur Kenyan top au monde pourrait* porter des chaussures maximalistes à l’entraînement :

 

1. Sa forme physique lui permet sans problème d’avoir un extra poids dans ses chaussures.

 

2. Son développement locomoteur pieds nus en bas âge associé aux milliers de km courus, l’amène à avoir des biomécaniques de course efficaces et sécuritaires bien cristallisées. Cette interférence, même maximaliste, aura, pour certains, peu d’influence sur leur biomécanique… pour un certain temps du moins.

 

3. Les forces d’impact et le stress secondaire appliqué sur le pied sont plus grands à 17km à l’heure (3:45min/km) qu’à 9km à l’heure (6 à 7min/km) 4. Lors de période d’entraînement intense où le corps est poussé à ses limites, la chaussure maximaliste pourrait, pour certains, protéger « un maillon faible connu »… seulement si ce maillon faible est le pied ou la jambe postérieure. *

 

(PS : Ma recommandation pour ce même Kenyan sera tout de même de faire 100% de son entraînement en chaussures minimalistes, mais je n’insisterais pas autant que notre autre sujet) Pour bien comprendre comment prescrire des chaussures de jogging, des posters informatifs ont été produits sur le sujet que vous retrouverez sur notre site . Commentaires, critiques, … exprimez-vous !