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Le paradigme du « Comfort filter » (Partie 2)

Pour lire la partie 1 de l'article, cliquez ici.

 

Le paradigme du « Comfort filter » : pas la pièce manquante du puzzle

Aujourd’hui, nous vous proposons un nouveau paradigme que nous voulons beaucoup plus réaliste que le Comfort Filter Paradigm de Dr Nigg.

 

 

 

 

Mais avant tout énumérons quelques faits terrains :

  1. L’évolution de la chaussure dans les dernières décades a eu comme but principal de réduire l’incidence des blessures.
  2. Malgré que l’ensemble des scientifiques s’entend pour dire que les technologies d’absorption et de contrôle de la pronation n’ont aucun rôle préventif sur l’incidence des blessures, les compagnie continuent d’en faire la promotion pour une raison fort simple : c’est facile à comprendre pour le consommateur.
  3. La majorité des chaussures modernes (approximativement 90% du marché) se ressemblent, puisqu’elles proviennent de la même historique (absorption marquée, talon surélevé, rigidité de la semelle à la mi-pied, coupole calcanéenne rigidifiée, …)
  4. Malgré qu’aucune science solide ne justifie ces caractéristiques, bon nombre de scientifiques semblent ne pas les remettre en question… notons qu’une grande partie des scientifiques qui publient sur la chaussure reçoivent, ont reçu ou espèrent recevoir de l’argent de l’industrie (le biais commercial est fortement incrusté chez les scientifiques qui étudient la chaussure de sport)
  5. Les compagnies avec l’aide des détaillants et des magazines spécialisées continuent de promouvoir ce type de chaussure (la chaussure moderne) auprès du grand public.
  6. Les consommateurs sont fortement influencés par le marketing de la chaussure et suivent les recommandations des détaillants qui perpétuent le paradoxe des technologies, absorption et contrôle de la pronation inclus.
  7. Les choix de chaussures disponibles pour le consommateur comme pour les détaillants restent limités aux caractéristiques de la chaussure moderne (ex : chaussures minimalistes pour enfants très difficiles à trouver)

 

Voici donc notre nouveau paradigme :

 

Le paradigme du pseudo choix imposé et de la mode commercialisable 

 

Les coureurs dépensent de l’argent pour des produits à la mode, mis en marché et promus par des compagnies à but lucratifs et recommandés par des détaillants qui croient que ces chaussures vont prévenir les blessures.

 

Plus d’explications 

 

Le premier but des compagnies est de mettre en marché des produits commercialisables pour faire des profits. Les compagnies produisent des chaussures coûteuses qui sont recommandées par les détaillants et les magazines qui en retirent des bénéfices secondaires. Les coureurs désirent les produits les plus tendance et à la mode, et achètent les chaussures qui leur procurent un minimum de confort immédiat et surtout qui sont recommandées par le détaillant. Les coureurs ont été éduqués de tous (détaillants, compagnies, magazines et professionnels de la santé) et de longue date, à la fausse croyance qu’une bonne chaussure devrait être chère, technologique, de marque connue, et qu’elle était conçue pour protéger des blessures. Le marché offre plusieurs différentes chaussures mais avec les mêmes caractéristiques. Les chaussures modernes ont une influence négative sur la prévention des blessures, de par leur influence biomécanique, anatomique et physiologique, mais elles sont devenues la norme depuis 30 ans. Les coureurs sont devenus tellement dépendants des chaussures modernes qu’ils ne peuvent plus transférer à des chaussures plus simples sans courir le risque de se blesser lors de leur transition. La confusion persiste donc jusqu’à perpétuer la fausse information que les chaussures simples (minimalistes) sont dangereuses…

Assez réaliste, non ?

Blaise Dubois