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#2 Débat sur la chaussure de course à pied


Suite 2/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse.

Règles du jeu : Blaise répond à une question en 5 minutes et les panélistes, qui avaient reçu les diapositives en avance, contre-argumentent.

Modérateurs : Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger.

Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 2 de 6 : «Chaussure de course à pied : définition et état des connaissances (minimaliste vs maximaliste, valeur des technologies intégrées)»

 

Position de LCDC : Les technologies de contrôle de la pronation sont inefficaces. L'absorption dans les chaussures ne réduit pas le stress sur le squelette. Plus la chaussure est minimaliste, plus la probabilité est grande que le stress sur les genoux, hanches et dos diminue et que le stress sur le tendon d’Achille et le pied augmente. C’est l’inverse avec la chaussure maximaliste. Aucune technologie promue par les compagnies ne réduit les blessures. Nous sommes dans un marché guidé par le marketing et non la logique clinique ou la recherche scientifique. Les départements de recherche et développement des compagnies ne proposent que du tape à l'oeil... et surtout aucune étude clinique qui justifie l'utilisation des ces technologies annuellement proposées. Nous simplifions le concept de la chaussure par «combien minimaliste ou maximaliste la chaussure est» (en rapport avec «combien la chaussure a de probabilité d’influencer la cinématique et la cinétique de course») et propose une formule pour le quantifier selon des caractéristiques précises (cote TRC/index minimaliste).  

 

Les moments chauds

 

  • Eric Haefelin (représentant ASICS): La chaussure a évolué. Le concept de motion control est maintenant abandonné. Tout le monde sait qu’on ne contrôle pas le mouvement…
  • Blaise répond : il n’y aura pas de débat sur ce point, je suis d’accord… mais alors pourquoi toutes ces technologies ?
 
  • Grégoire Millet : Que l’on soit en minimaliste ou en maximaliste, durant un ultra-trail, les comportements biomécaniques changent progressivement pour des biomécaniques plus protectrices (ex : préservation par augmentation de la cadence).
 
  • Question de l’audience : Pourquoi les chaussures ont-elle un drop (talon) ?
  • Réponse d’Eric Haefelin (représentant ASICS): Nous travaillons sur des chaussures de 6 à 13mmm, parce que pour le coureur Lambda (récréatif), on facilite le mouvement de la course à pied…
  • Ajout de Blaise : … une raison qui est sans fondement et n’a aucune valeur…

 

La semaine prochaine la question 3 de 6 : Chaussure de course à pied et prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?