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Coureur en sentier

Je suis un ingénieur passionné de course en sentier et plus généralement d'aventure en courant. J'ai couru de Montréal à NYC pour célébrer mon 30e anniversaire. J'ai également traversé l'île de la Dominique à la course et j'ai pour objectif de courir tout le Saint-Laurent en poussant mon chien dans une poussette. Même si j'aime la compétition et particulièrement les courses de + de 100kms, ces aventures/voyages me procurent un plaisir indescriptible ! La course est pour moi le meilleur moyen de gérer mon stress et ma santé physique et mentale. Je pratique et encourage le transport actif au travers des C.U.T.E. (Coureurs Utilitaires Transpirant l'Espresso) : des rassemblements matinaux autour de la course et du bon café !

Entrevue

Quelle est ta profession?

Je suis ingénieur en maintenance d’actifs physiques (bâtiments, infrastructures, etc.). Je conseille des organisations pour anticiper les coûts et les risques associés à la maintenance et au remplacement des équipements architecturaux et électromécaniques.

As-tu un livre préféré de course?

Un grand classique : Born to Run (Christopher McDougall).

Étais-tu un jeune sportif ou de type plutôt sédentaire?

Je fais du sport aussi longtemps que j’ai des souvenirs. J’ai commencé par la natation très jeune, puis le basket jusqu’à 27 ans

Quels sont, selon toi, les défis à venir pour le milieu de la course?

En parlant de ce que je connais le mieux, la course en sentiers, j’en vois plusieurs.

Le fameux désir de comparer les temps de course comme sur les distances sur route avec un risque d’uniformisation des courses (distance/dénivelé).

La popularité grandissante de la course en sentier est formidable, mais amène des évènements de plus en plus gros (les courses de l’UTWT par exemple) qui sont un non-sens écologique (une des valeurs essentielles de ce sport). Un des défis de ce sport sera d’amener le plus de monde sur les sentiers sans dénaturer le milieu de course.

Raconte-nous ta course préférée à vie.

Celle qui restera à jamais gravée dans ma mémoire est ma 1re Diagonale des fous. Je l’ai courue avec ma sœur après m’être lancé ce défi un an avant. C’était notre première expérience d’ultra et on ne connaissait pas encore nos limites/capacités de courses et on les a tous vécus sur cette course (hallucination, déshydratation, manque de sommeil, etc.). On était une équipe de feu pour passer à travers toutes les difficultés et finir cette course incroyable ensemble.

Décris-nous ton entraînement préféré?  

Mes déplacements en courant. Joindre l’utile à l’agréable.

As-tu déjà croisé des animaux sauvages durant l’une de tes courses?

Des crocodiles, mais ça c’était une hallucination pendant le Grand Raid 2014 !! Sinon, je suis presque sûr d’avoir croisé un carcajou lors d’un entraînement près de mon chalet dans la Kamouraska.

À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi

Je sors presque chaque matin. Ça fait partie de ma routine qui me permet d’être efficace dès que je me mets à mon bureau. Quelques soirs de la semaine et 1 sortie en fin de semaine (une sortie longue quand je peux).

Fais-tu partie d’un club de course

J’ai amené le concept des C.U.T.E. pour Coureurs Utilitaires Transpirant l’Espresso à Québec. On se retrouve 2 à 3 fois par semaine le matin avant d’aller travailler.

Où trouves-tu la motivation de t’entraîner? Quels en sont les bienfaits dans ta vie

Ça fait partie intégrante de mon équilibre de vie. C’est mon principal exutoire de stress. Je n’ai pas vraiment besoin de motivation pour sortir courir. Par contre, j’en ai besoin pour structurer mon entraînement et faire du spécifique, et pour ça j’ai besoin d’avoir des objectifs de courses ou d’aventures.

As-tu un mantra que tu te répètes à la course pour augmenter ta motivation?

Quand ça fait mal dans le corps ou dans la tête : la légende qui sauva le roi « ça passera, ça aussi »

Pratiques-tu la visualisation positive ou d’autres activités de renforcement mental?

La méditation : 3-4 fois par semaine

As-tu déjà été ou es-tu inspiré par d’autres athlètes?

Oui, mais pas forcément par des athlètes élites. L’équilibre de vie de certains m’impressionne énormément comme Simon Benoit que je côtoyais beaucoup au Club de Trail de Montréal. Ou certains coureurs de 80 ans qui se claquent des ultras avec un grand sourire. Ça m’inspire et me pousse à être un peu plus modéré de temps en temps.

As-tu déjà souffert de blessures de course?

J’ai des fragilités récurrentes à certains endroits avec des douleurs qui reviennent. J’ai décidé depuis peu d’en faire moins, mais mieux. Je fais moins de volume en dehors des préparations de course ou je veux performer et j’ai réduit des douleurs et les blessures.

T’intéresses-tu à la science en course à pied?

La capacité mentale et ce qui se passe entre nos 2 oreilles quand on court très longtemps m’intéresse beaucoup. J’aimerais en savoir plus dans les prochaines années et me former là-dessus.

Que serait-on surpris d’apprendre sur toi?

J’adore la chanson française des années 80-90 et je chante (mal) très souvent quand je suis sur les sentiers…