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Coureur sur route

Je suis passionné du sport d'endurance, où les limites n'existent pas. Nous sommes le résultat de notre persévérance. J'ai commencé la course à pied à l'âge de 11 ans et à 13 ans l'alpinisme. Les deux m'ont appris que pour réussir dans tout le départements de la vie il faut s'accrocher à la persévérance, et la progression en continue. Mon parcours des marathons ont commencé en 2005. Après avoir complété mon 22e marathon, j'ai pris la décision de reprendre cette connexion avec la nature et continuer avec ma passion qui est la course à pied et je me prépare physiquement et mentalement pour commencer avec les ultramarathons. Actuellement, je continue ma progression avec les ultramarathons sans négliger ma santé physique et mentale.

Entrevue

 • Quelle est ta profession ? 

 Entrepreneur (Import - Export). 

 

• As-tu des enfants ?  

3 filles de 2, 4, 7 ans, 1 garçon de 11 ans.

 

• Que fais-tu dans tes temps libres ? 

Jouer avec mes enfants et courir. 

 

• Quel est ton émission/série/film préféré ? 

Je n’écoute pas vraiment la TV, seulement des émissions pour enfants! 

 

• As-tu un livre préféré de course? 

Non, pas vraiment mais je lis évidemment beaucoup d’articles sur ce sujet. 

 

• Écoutes-tu de la musique en courant ?  

Non, je préfère apprécierles paysages et connecter avec la nature. 

 

• Des podcasts?  

Non. 

 

• As-tu une chanson clé associée à la course ? 

J’écoute toujours avant de courir : Played-A-Live de Safri Duo 

 

• Étais-tu un jeune sportif ou de type plutôt sédentaire ? 

Toujours sportif! à l'âge de 6 ans, j'ai commencé à jouer au soccer jusqu'à 11 ans et j’ai pratiqué le basketball; à partir de 12 ans j'ai découvert ma passion pour la course à pied et l'alpinisme. À partir de cet âge, je suis tombé amoureux des montagnes et de la nature. 

 

• Quels sont, selon toi, les défis à venir pour le milieu de la course?

Actuellement nous sommes en train de vivre un avant et un après Covid-19.  Tout est en train de changer, des évènements vont peut-être disparaitre. Une chose est certaine, c’est qu’il faudra se réinventer pour continuer.  

Le défi le plus important à venir pour la course à pied est de faire bouger les personnes car cela fera la différence. Actuellement, le confinement et les restrictions que nous avons comme société face à cette pandémie, entrainent la sédentarisation. De nombreuses personnes tombent dans un cercle vicieuxqui peut engendrer des troubles de santé mentaleet des maladies cardio-vasculaires 

 

• Raconte-nous ta course préférée à vie. 

Mon premier 125 km – Haricana - a été une expérience incroyable, remplie de dépassement de soi, partager le moment présent avec l’inconnu, la tolérance, la patience, la résiliation, la persévérance, la douleur, surtout le confort de l'inconfort. 

Un des moments le plus spectaculaire fut lorsque je courrais le soir, dans la forêt, il faisait noir. La dernière fois que j'avais vu ma montre, c’était au km 91. À ce moment je regardais plus souvent ma montre pour connaître la distance et faire une bonne gestion de mon énergie. Je m’aperçois que ma montre n'avait plus de batterie! J'ai commencé à paniquer un peu. Je n'avais aucune idée de quelle distance j’avais parcouru et combien de kilomètresil restait pour atteindre la ligne d’arrivée. J'ai compris ce que signifiait ce qu’on m’avait dit une fois : Connecter avec la nature et mon corps pour passer à travers 

Et voilà, jai connecté avec mon corps et la nature. Ma montre est devenue ma respiration, la nature et l'obscurité. Les résultats :  je courrais plus vite, sans douleur et une concentration magistrale. 

 

 • Raconte-nous ta course la plus difficile à vie. 

Ma course la plus difficile fut  le Marathon de Montréal en 2011. Je courrais déjà des marathons mais j'ai  arrêter le sport car j'ai eu un problème au niveau du nerf sciatique pendant 2 ans. Mon retour a été progressif mais très difficile. Les entrainements se déroulaient pourtant bien. La journée de cette course il faisait chaud, je savais que ce marathon en particulier aller me demander un très grand effort pour mon corps. Les problèmes ont débuté tôt, au km 15. J'ai commencéà avoir un inconfort au pied en plus de l’humidité et la chaleur que je ressentais. Au km 20 j’avais des ampoules à un pied et la chaleur s’accentuait. Au km 30, j’avais des ampoules aux deux pieds. Je me suis arrêté afin qu’on me tape les deux pieds; cependant les ampoules étaient déjà trop avancées. En combinant marche et course, j’ai pu avancer.  

Les dernier 7 km, j'ai alterné la course avec et sans souliers. Mon seul but était de finir ce marathon-là.  

 

 • Qu’est-ce qui te surprend encore du milieu de la course ? 

Le dépassement de soi. Chacun d’entre nous peut se dépasser, et ce, peu importe le niveau de chaque personne. 

 

 • Tu fais un podium dans une course, comment célèbres-tu ?  

J’appelle mes enfants et je leur montre par vidéo ma médaille et la ligne d’arrivée! Je ne célèbre par vraiment. Je pense à ma prochaine course!  

 

• Décris-nous ton entraînement préféré ? 

J’adore mes longues courses, je ne ressens pas cette course comme de l’entrainement, même si elle en fait partie. J’aime beaucoup préparer cette longue course la veille, tout le matériel, la logistique et l’étude du trajet.  

 

 • As-tu déjà croisé des animaux sauvages durant l’une de tes courses ?  

Non, mais j'ai déjà trouvé des os, des d'excréments frais d'orignal! donc j'ai choisi d'augmenter la cadence ainsi que ma fréquence cardiaque!  

 

• À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi? 

Lundi au Vendredi (3 jours de course) 

  • 4h30 à 6h course et/ou force 

  • 17h30 à 18h30 course 

Vendredi : 20h30 à 21h30 nage 

Samedi et/ou dimanche : longues courses 

 

 • À quoi ressemble ta phase de récupération postcourse ? 

1 km de marche en mhydratant et manger un peu de protéine. 

 

 • As-tu déjà eu recours ou recours-tu actuellement aux services d’un coach sportif ? 

Oui, J'ai actuellement un coach sportif. 

 

• Fais-tu partie d’un club de course ? 

Oui, SMSH (Sentiers Mont St-Hilaire). 

 

 • À quoi ressemble ta diète, comporte-t-elle des particularités ?  

Je fais de la chrononutrition.  Pendant la course je mange 1/2 barre à chaque 30 min 

 

• Où trouves-tu la motivation de t’entraîner ?  

En sachant que l'entrainement fait partie de mes bonnes habitudes et celui-ci me permet de rester en bonne santé et maintenir tant l'équilibre mental et physique. 

 

• Quels en sont les bienfaits dans ta vie ? 

Un équilibre mental et physique ainsi qu’une bonne gestion de mon énergie. 

 

 • As-tu un mantra que tu te répètes à la course pour augmenter ta motivation ?  

Avant la course je fais de la musique thérapie pour me relaxer et monter mon niveau d’énergie. 

 

• Pratiques-tu la visualisation positive ou d’autres activités de renforcement mental ?  

Toujours la visualisation positive. Pour une course, je commence avec la visualisation de celle-ci une semaine avant le jour J. 

 

• Décris-nous ta routine de préparation la veille d’une course et avant ton départ. 

Je revérifie une dernier fois mon matériel de course, je repasse la logistique à suivre, je visualise toute la course du moment  je sors de ma chambre pour me diriger au site de départ jusqu'à l'arrivée de celle-ci. Je prends une douche après une sieste et je me rends vers le départ afin de mieux visualiser. 

 

• Comment gères-tu la déception lorsque tu n’atteins pas tes objectifs ? 

Je commenceà travailler les points qui m'ont fait manquer mes objectifs pour mieux les maitriser à ma prochaine tentative. 

 

• Comment maintiens-tu un équilibre entre la course, le travail, la famille et la vie sociale?  

Je travaille avec un agenda qui me permet de gérer mon temps efficacement. La planification et le respect du temps accordé pour les entrainements est primordial car cela me permet d'avoir du temps de qualité avec ma famille. Je laisse la place parfois à la spontanéité en autant que celle-ci ne brise pas l’équilibre que je cherche. 

 

 • As-tu déjà été ou es-tu inspiré par d’autres athlètes ?  

Edmund Hillary, Terry Fox, Bruny Surin,   

 

• As-tu déjà souffert de blessures de course ? 

Oui, syndrome de la bandelette et la fascia plantaire. 

 

• Comment les gères-tu lorsqu’elles se présentent et comment les évites-tu ?  

Je suis toujours en communication avec mon coach pour ajuster mon programme d'entrainement.  Dès que je ressens un inconfort, je consulte mon ostéopathe pour éviter une possible blessure. Je suis la recommandation de mon ostéopathe et de mon coach.  

 

 • Le syndrome du surentraînement t’effraie-t-il ?  

Non. J’écoute attentivement mon corps et j'ajuste mon entrainement en conséquence.  

 

• Comment es-tu certain d’en rester éloigné ?  

Je respecte les programmes d'entraimentet j’écoute attentivement les recommandations et les expériences des autres pour éviter d'avoir les mêmes problèmes. J'apprends beaucoup des autres et ainsi je gagne du temps. Et j’espère faire profiter des autres de mes conseils également. 

 

• T’intéresses-tu à la science en course à pied ?  

Oui. 

 

• Si oui, quel domaine attire le plus ton attention (nutrition, endurance, etc.) et pourquoi? 

L'endurance et la psychologiesportive, parce que je suis passionné de celle-ci et je la pratique.  

Comment le corps humain peut-il arriverà atteindre des objectifs hors de la normale pour la plupart de gens?    

Beaucoup de personnes pensent que l’endurance est impossible et est très dangereux pour le corps. Sauf que le corps humain a été créé pour bouger et pas pour rester sédentaire.  

Actuellement, il faut trouver l’équilibre et faire de l'endurance un mode de vie. Il ne faut pas tomber dans les extrêmes car c'est à ce moment-là que les problèmes arrivent. 

 

• Bien des coureurs modifient leur entraînement en fonction des recherches. La popularité du jeûne intermittent chez les athlètes en est un récent exemple. Quel est l’impact des nouvelles connaissances sur ton entraînement ? Es-tu du type à « tester » des méthodes plus expérimentales ou à tenir un programme régulier depuis des années ? Donne-nous des exemples ! 

Je suis partant pour essayer de nouvelles techniques qui puissent m’aider dans ma progression. Avant dessayer une méthode, je m’informe pour connaître les avantages et inconvénients et comprendre comment cela peut m’aider à progresser. Chaque objectif est différent et je dois travailler en conséquence. Ceci implique parfois que je change de méthode et/ou de technique pour progresser. Je vais chercher la meilleure option qui s'adapte à mes besoins et mes objectifs. J'aime évoluer avec les nouvelles techniques et je suis toujours dans la progression continue. J'ai ma recette et je suis ouvert à ajouter ou bien enlever ce qui me permettra de continuer à devenir meilleur  

L’année dernière, j'avais entendu parler beaucoup du jeûne intermittent chez les athlètes. Je me suis beaucoup informé sur le sujet. J'ai trouvé des arguments et des témoignages dathlètes qui font de l'endurance. L'argument que j'ai compris c’est que le jeûne intermittent permet au corps d’aller chercher une autre source d’énergie, dont le gras dans les longues distances.   

Cet hiver j'ai commencé cette technique afin d’habituer mon corps à chercher cette source d’énergie. Si cela est positif pour moi, je vais approfondir pour bien comprendre et l’utiliser pour l'année prochaine au 360 Swiss Peak.  

Si cela ne correspond pas à mes besoins j'aurais le temps d’essayer autre chose, en accord avec mes objectifs. 

 

  • Que serait-on surpris d’apprendre sur toi ?  

J’adore cuisiner!