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Coureuse sur route

 J'ai longtemps couru contre moi, maintenant je cours pour MOI, mon bien-être, ma santé physique et mentale pour bien vieillir . Ce que j'apprends en course, je le transfère dans ma vie donc je cours aussi pour grandir. 

Entrevue

Quelle est ta profession ?

Auteure, conférencière Fondatrice du Pace du Bonheur 

 

• As-tu des enfants ?

Un bonheur recomposé de 4 garçons 

 

• Raconte-nous ta course préférée à vie.  

42.2KM le 12 avril 2015 le Marathon de Paris pour mes 50 ans. Première course où je n’ai pas regardé le chrono au finish, ni même retournée sur internet pour connaître mon temps. C’est là que j’ai compris que j’avais complètement décroché des chiffres, des statistiques. Je cours dorénavant pour MOI, sans souci de performance en valorisant plutôt ma constance, mon endurance et ma persévérance. Je n’ai plus le corps d’un coureur, mais j’aurai toujours le cœur d’un finisher. 

 

• Raconte-nous ta course la plus difficile à vie. 

42.2KM Marathon Rimouski 2011. Départ hâtif , 2 heures plus tôt que la masse par crainte d’arriver dernière.  Partie seule a 6 heures du matin , sous la pluie. À cette époque, je ne connaissais pas la possibilité d’alterner marche-course lors d’un marathon, et courir en continu dans ces conditions pour une fille qui vit avec la polyarthrite rhumatoïde sévère ajoutant donc la difficulté à ma course a celle crée par la course en solitaire. 

 

Qu’est-ce qui te surprend encore du milieu de la course ? 

La différence incroyable entre la philosophie de la course en trail versus la course sur route. Je suis une coureuse de trail, sur route. Je valorise la solidarité, la marche-course, les ravito arrêtée pour récupérer et de célébrer tout autant le premier que le dernier 

 

• Décris-nous ton entraînement préféré ? 

Celle ou je pars sans attente, sachant très bien que mon corps est au top et les conditions optimales. Celle où je me perd dans ma tête et reviens après 3 ou 4 heures. 

 

À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi ? 

1 longue sortie/semaine, 1 training en côtes monte-descend, monte-descend, une ptite vite au fond Léon le reste au feeling 

 

 • Fais-tu partie d’un club de course ? non mais d’un groupe de course, fondatrice des adeptes du Pace du Bonheur pus de 2100 membres. 

 Où trouves-tu la motivation de t’entraîner ?  la course m’a sauvé la vie et je me souviens d’où je suis partie. De 4 maisons au marathon. 

 

• Quels en sont les bienfaits dans ta vie ? 

M’assure un système immunitaire en santé, nécessaire à mon équilibre pour la maladie auto-immune avec laquelle je vis et c’est ma soupape mon meilleur outil en gestion de stress. 

 

 • As-tu un mantra que tu te répètes à la course pour augmenter ta motivation ? 

Vouloir, c’est pouvoir, faut y croire 

 

  • Comment gères-tu la déception lorsque tu n’atteins pas tes objectifs ? 

Mon seul objectif maintenant est le fil d’arrivée. Je ne suis plus jamais déçue car l’important est de terminer ce que j’ai commencé. J’ai troqué la tape dans l’front pour la déception par les tapes dans les mains d’être arrivée 

 

• Comment maintiens-tu un équilibre entre la course, le travail, la famille et la vie sociale ?  

La course est ma priorité, à la pré-retraite je mets d’abord a l’agenda ma sortie en ruuning shoes le reste je le fais en équilibre. J’ai contaminé ma famille au plaisir de courir par plaisir, course et famille se concilie magnifiquement en saison de courses officielles 

 

• As-tu déjà souffert de blessures de course ?

Jamais. 

 

Comment les gères-tu lorsqu’elles se présentent et comment les évites-tu ?  

Je cours en respectant mon corps, au feeling, au pace du bonheur c’est ma recette.

 

• Le syndrome du surentraînement t’effraie-t-il ? Comment es-tu certain d’en rester éloigné ?

Dans mes plans j’ai ce que j’appelle une discipline flexible laissons une grande place au respect de mon corps. Je vise l’équilibre entre me dépasser et me respecter en pratiquant l’alternance marche-course. 

 

• Que serait-on surpris d’apprendre sur toi ? 

Que je cours TOUS les jours et que depuis 18 ans déjà je vis avec la polyarthrite rhumatoïde sévère