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Maxime Marian

Maxime Marian

Coureur

Coureur passionné et convaincu, pistare et traileur dans la même saison (en passant par le triathlon) j'adore varier les pratiques et les terrains afin d'exploiter au mieux notre corps ! La recherche du corps sain dans un esprit sain est pour moi perpétuel et est toujours bénéfique car le chemin est toujours plus important que la finalité ! J'aime voyager et découvrir de nouveaux lieux, notamment naturels à travers le trail. Je suis très excité à l'idée de rencontrer de nouvelles personnes et d'échanger avec eux sur leur vision de la course à pied ! Dans un but d'apprendre et de progresser ! Je suis pour le développement de la pratique du sport au sein des entreprises afin de faire découvrir les bienfaits de la course à pied et d'éduquer les jeunes runners à cette pratique. Toujours heureux de pouvoir me lancer dans de nouveaux défis !

Entrevue

Quelle est ta profession?

Production de voyages et coach sportif.

As-tu un livre préféré de course?

Born to Run (Christopher McDougall) et Eat and Run (Scott Jurek).

Étais-tu un jeune sportif ou de type plutôt sédentaire?

Sportif dès mon plus jeune âge, avec du foot, puis de l’athlétisme à partir de 23 ans.

Quels sont, selon toi, les défis à venir pour le milieu de la course (p. ex. : environnement, dopage, saturation d’événements, etc.)?

Permettre à tous de participer à des courses selon sa philosophie du running (compétitif, plaisir, nature, fun, aventure, extrême) et je pense que l’offre répondra à toutes ces demandes. L’empreinte carbone sera de plus en plus une préoccupation des organisateurs. Quant au dopage, l’exemple doit venir du haut des instances avec l’IAAF et AMA en instaurant des règles bien plus dissuasives et une radiation à vie des athlètes dopés.

Raconte-nous ta course préférée à vie.

Mon premier long trail (UT4M Oisans — 45 km) avec la découverte de l’effort longue durée, physiquement et mentalement. Les kilomètres ont semblé défiler plus rapidement grâce aux paysages variés et aux échanges avec les autres participants. La course s’est passée en deux temps. Un début de course partagé avec un ami puis une remontée progressive jusqu’à l’arrivée. La fin a été un peu compliquée à gérer à cause d’une hypo avant un dernier KV négatif et des quadris en compotes. La délivrance de l’arrivée a été une vraie récompense.

Raconte-nous ta course la plus difficile à vie.

Ce même trail. C'est dans la douleur et la difficulté qu’on trouve parfois le plus de plaisir.

Décris-nous ton entraînement préféré?

Tôt le matin, soleil levant et vent frais. Vitesse, VMA, seuil ou sortie longue, tout passe avec ces 3 ingrédients.

As-tu déjà croisé des animaux sauvages durant l’une de tes courses?

Oui et par chance à plusieurs reprises. On se demande qui est le plus surpris et le plus effrayé. Les plus redoutés les sangliers et les serpents. Plus rare, des biches en campagne ou encore des marmottes et des chevreuils en montagne. Parfois aussi des orignaux en pleine forêt.

À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi?

En course à pied : 4 séances, mardi séance courte (VMA/vitesse…), jeudi séance spé courte (selon l’objectif), samedi footing cool ou côtes, dimanche footing plus long (spé long/seuil…)

Autres : lundi natation et stretching, mercredi vélo ou footing cool, vendredi vélo, samedi PM vélo

As-tu déjà eu recours ou recours-tu actuellement aux services d’un coach sportif?

Non, car j’ai fait partie d’un club d’athlétisme pendant plusieurs années et je suis moi-même détenteur d’un diplôme d’Etat.

As-tu un mantra que tu te répètes à la course pour augmenter ta motivation?

Step by step / No pain no gain

Décris-nous ta routine de préparation la veille d’une course et avant ton départ.

Pour un trail, c’est la préparation méthodique du sac et du matériel obligatoire. Au niveau nutrition également avec la vérification des gourdes avec ou sans apport de BCAA et des gels, barres, gommes que je vais apporter avec moi. Un nouveau regard sur le parcours avec le dénivelé de la course ainsi que les points de passage/ravitaillement. Je me couche tôt les deux soirs avant la course. Le matin avant le départ, c’est douche, crème anti frottement, habillage, check du matériel obligatoire, dossard, puis échauffement de 10-20 minutes selon le profil de la course.

As-tu déjà été ou es-tu inspiré par d’autres athlètes?

Oui, cela va dépendre des périodes. Kilian Jornet il a déjà 4-5 ans m’a orienté vers le trail. Aujourd’hui, les triathlètes m’impressionnent également beaucoup. Mais je pense qu’il y a du bon à prendre chez tout le monde, professionnel ou non !

Quel est l’impact des nouvelles connaissances sur ton entraînement?

Je pense qu’il est important d’être à l’écoute et d’essayer de nouvelles choses afin de progresser et d’évoluer dans notre pratique. Cependant, il est important de garder ses marques et ses bases. Personnellement, j’ai besoin de suivre un programme d’entrainement. Chacun de mes coachs a eu des visions différentes en termes d’entrainement, cela m’a permis d’évoluer et d’apprendre de nouvelles choses, en consolidant mes points forts et en travaillant sur de nouveaux aspects.

Je suis content d’avoir testé le jeûne il y a de ça 5 ans. Depuis, cela fait partie de ma nutrition et de mon hygiène de vie. Et depuis 3 ans, j’ai inclus le jeûne intermittent dans mon quotidien. Il y a d’autres choses que j’ai testées, comme le zéro gluten ou le zéro sucre, mais je les trouve trop compliqués à mettre en place sur du long terme.

Cela fait 3 ans également que j’ai intégré la natation et le vélo afin de faire des entrainements croisés. Cela m’a conduit vers le triathlon et vers de meilleures performances en course à pied tout en limitant les blessures.