Retourner à la liste
Jean-François Cauchon

Jean-François Cauchon Élite

Coureur en sentier

Passionné de plein air et de randonnée pédestre depuis que je suis tout jeune, j’ai commencé les ultras en 2014 par un « t’es pas game » avec ma sœur et deux de mes cousins. Ma sœur et moi avons tout de suite eu la piqûre pour la course en sentier et son atmosphère qui semblait être la suite logique dans notre quête de dépassement de soi. La Team Cauchon était née. Depuis, nous nous entrainons ensemble et nous courons ensemble, ce qui nous permet d’équilibrer famille, passion et travail. L'un pousse constamment l'autre à devenir le meilleur de soi.

Entrevue

Quelle est ta profession?

Ingénieur civil.

As-tu un livre préféré de course?

Summits of my life - Kilian Jornet

Quels sont, selon toi, les défis à venir pour le milieu de la course?

L’environnement est le plus grand défi de notre génération, et ce, à tous les niveaux de notre société, et je crois que la course à pied doit faire partie de la solution.

Raconte-nous ta course préférée à vie.

La Diagonale des Fous sans aucun doute ! Départ à 22 h de Saint-Pierre, l’ambiance est tout simplement délirante et il y a une foule compacte sur 2 kilomètres complets. S’ensuivra 168 km de haut et de bas dans des trails, tantôt roulants tantôt hyper techniques et des paysages grandioses avec du dénivelé à ne plus savoir quoi en faire. Je l’ai aimée, car j’y ai connu un gros passage à vide autour de 100 km dans la chaleur de cirque de Mafate. LA fois où j’ai passé le plus proche d’abandonner. Par chance, comme j’étais dans le cirque je n’avais d’autre choix que d’en sortir par mes propres moyens. Une belle leçon d’humilité face à la nature et de persévérance face à moi-même.

Raconte-nous ta course la plus difficile à vie.

C’est la raison pour laquelle la Diagonale des Fous est ma course préférée à vie

Tu fais un podium dans une course, comment célèbres-tu?

Je me laisse emporter par mes émotions du moment et je savoure.

Décris-nous ton entraînement préféré?

Faire des montées et descentes du Mont Sainte-Anne par le sentier des pionniers : le sentier fait environ 6 km pour l’aller-retour et cumul environ 615 de D+/-

As-tu déjà croisé des animaux sauvages durant l’une de tes courses?

Durant l’UTHC 2018, j’ai croisé un loup ! Ou bien c’était un très gros coyote ou un mélange des deux, qui sait…

À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi?

En général, 6 jours d’entraînement et un de repos. Dans les 6 jours, j’essaie de faire entrer 2 intervalles, 1 tempo, 2 longues sorties en trail et 1 jog relax.

As-tu un mantra que tu te répètes à la course pour augmenter ta motivation?

Un pas à la fois, tu es déjà plus proche que le pas précédent.

Pratiques-tu la visualisation positive ou d’autres activités de renforcement mental?

Non pas vraiment, mais lorsque je prépare une grosse course, je l’ai en tête dans les moindres détails.

Décris-nous ta routine de préparation la veille d’une course et avant ton départ.

Je mange de bons glucides la veille et je me couche tôt. Avant mon départ, je prépare mes affaires et je m’assure que tout y est en refaisant le scénario de course dans ma tête, dernier tour sur mon cellulaire puis silence radio et je rentre dans ma bulle très focus environ une heure avant le départ.

Comment maintiens-tu un équilibre entre la course, le travail, la famille et la vie sociale?

Je m’entraîne très souvent avec ma sœur, ce qui équilibre parfaitement famille et course. Ensuite, niveau course et travail, il faut adapter son horaire en conséquence, c’est le seul moyen. Pour ce qui est de la vie sociale, il n’y a pas de recette gagnante, il faut faire des compromis en fonction de nos priorités.

As-tu déjà été ou es-tu inspiré par d’autres athlètes?

Oui Florent Bouguin m’a beaucoup inspiré dans mes débuts en trail.

T’intéresses-tu à la science en course à pied?

Les limites de l’endurance humaine est un domaine qui me fascine beaucoup. Toujours plus loin et plus vite semble être des mantras de notre époque, mais jusqu’où… 2,5 fois seraient le chiffre ultime, mais je ne sais plus à quel point c’est fiable. L’homme ne serait pas en mesure de fournir un effort de 2,5 fois supérieur à son mécanisme de base sur une endurance à très très long terme, car son système digestif n’est pas en mesure d’assimiler plus que 2,5 fois ses dépenses de mécanisme de base. Ainsi, il perdrait du poids chaque jour jusqu’à ce que cela devienne dangereux.

Que serait-on surpris d’apprendre sur toi?

Je suis plus jeune que ma sœur ;)

Réalisations sportives