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Coureuse en sentier

J’ai 30 ans et j’ai commencé la course en sentier en janvier 2019 dans l’objectif de me remettre en forme. J’ai couru 1400km en 2019 et j’espère bien dépasser les 2000km en 2020 avec une dizaine de courses au calendrier. J’ai fait ma plus longue distance (28km) en 2019 et j’aimerais compléter mon 1er ultra à la fin de 2020. J’ai perdu 20lbs et j’ai retrouvé le gout de bouger, ce que j’ai envie de partager à tous maintenant. Je fais partie de plusieurs groupes de course (5 groupes) mais le plus important pour moi est le Club de trail de Bromont, car c’est avec eux que j’ai débuté mon processus et où j’ai eu la motivation de continuer. Je suis infirmière aux soins intensifs et j’aime bien promouvoir l’activité physique auprès de mes patients, au rythme de chacun. Je vais travailler à pied à tous les jours, beau temps et mauvais temps; beaucoup de collègues m’en parlent et me disent que je leur donne envie de faire de même. J’aime bien « contaminer » mon environnement avec le sport. Mes objectifs sportifs; je ne cours pas pour les podiums, je cours pour moi, pour me dépasser, briser mes propres records. Je suis une coureuse récréative, comme la plupart et je veux le rester et encourager le plus de monde possible à le devenir. 

Entrevue

Quelle est ta profession?

Infirmière clinicienne depuis 2015, je travaille actuellement aux soins intensifs de l’Hôpital de Granby.  

As-tu un livre préféré de course? 

Courir ou Mourir de Kilian Jornet

Écoutes-tu de la musique en courant ? Des podcasts? As-tu une chanson clé associée  la course ? 

Je cours rarement avec de la musique, j’aime être attentive à ce qui se trouve autour de moi.  

Étais-tu un jeune sportif ou de type plutôt sédentaire ? 

J’étais une adolescente sédentaire qui n’était pas très en forme. J’ai pratiqué différents sports à différents moments de ma vie (course, vélo, crossfit) mais je finissais par arrêter. C’est vraiment depuis janvier 2019 que je suis plus sportive et que mon mode de vie a changé.  

Quels sont, selon toi, les défis  venir pour le milieu de la course. (p. ex. : environnement, dopage, saturation d’événements, etc.)?  

Les courses toujours de plus en plus longues. Le défi sera d’évaluer à quel point les risques associés à ces courses ne dépassent pas les bénéfices apportés par l’exercice physique 

 

EXPÉRIENCES DE COURSE 

Raconte-nous ta course préférée  vie. 

Transvallée 2019 : C’était ma première course à étapes et ma plus longue distance à l’époque (20km dimanche, 42km total). J’y suis allée conservateur pour réussir à finir les 3 épreuves et j’étais très fière et émue d’avoir réussi à la fin, même si j’étais la dernière au cumulatif.  

Raconte-nous ta course la plus difficile à vie. 

Le Bromont Ultra 2019, 12km. J’étais alors très malade et je l’ignorais. Je souffrais d’anémie sévère (sans le savoir) et je n’avais donc pas d’énergie, pas de souffle et très peu d’endurance. J’attribuais tous ces symptômes à la « fin de saison ». J’ai fait la course, et bien que la distance était courte, ça a été la course la plus difficile au niveau de l’énergie car je n’en n’avais pas beaucoup. Je l’ai terminée tout de même, mais loin d’être la performance espérée, surtout en fin de saison après toutes ces heures d’entrainement.  

Décris-nous ton entraînement préféré ? 

À chaque mois, j’aime partir explorer seule une nouvelle montagne, des nouveaux sentiers, pendant une journée complète. Sans itinéraire précis, ni vitesse à suivre, juste une longue sortie en mode exploration.

 

ENTRAINEMENT

À quoi ressemble une semaine typique d’entraînement pour toi ? 

Je cours 5-6 fois par semaine, pour un total de 50-70km par semaine. Je me rend au travail à pied à tous les jours, beau temps mauvais temps. J’ai plusieurs groupes de courses pour les sorties en soirée et je fais mes sorties seule la fin de semaine. À travers tout cela, j’incorpore différentes séances de musculation et/ou de yoga.  

As-tu déjà eu recours ou recours-tu actuellement aux services d’un coach sportif ? 

Non. Je suis plutôt autodidacte car je ne me considère pas à un niveau élevé de course, mais j’aime apprendre les dernières données sur les méthodes d’entrainement.  

Fais-tu partie d’un club de course ? 

Je suis fièrement membre du Club de trail de Bromont.  

À quoi ressemble ta diète, comporte-t-elle des particularités ? 

Je ne suis pas de diète particulière.  

 

PSYCHOLOGIE DU SPORT 

Où trouves-tu la motivation de t’entraîner ? Quels en sont les bienfaits dans ta vie ? 

J’aime me rappeler ce que j’ai accompli dans la dernière année et me dire que je suis encore capable de m’améliorer. Courir en groupe m’aide beaucoup à garder la motivation de m’entrainer et à me dépasser. Le principal bienfait a été de me remettre en forme et à perdre du poids. Le bienfait actuel est de maintenir mon poids actuel et d’apprécier le sentiment de bien-être apporté par l’exercice physique.  

As-tu un mantra que tu te répètes  la course pour augmenter ta motivation ? 

« Un pas à la fois » « The journey of a thousand miles begins with a single step » 

Décris-nous ta routine de préparation la veille d’une course et avant ton départ

La veille de la course, j’aime aller faire un peu de reconnaissance sur le site du départ, prendre un bon repas et me coucher tôt. Le matin même, j’aime me lever tôt pour prendre le temps de me préparer et ne pas être stressée. Sur la ligne de départ, je ressens toujours une légère nervosité mais cela se dissipe rapidement dès le coup d’envoi! 

Comment gères-tu la déception lorsque tu n’atteins pas tes objectifs ? 

J’essaie de remettre les choses en perspective ; les conditions extérieures, mon état physique, ma nutrition et me demander quelles solutions peuvent être mises pour tenter de surmonter cet échec/apprentissage.  

Comment maintiens-tu un équilibre entre la course, le travail, la famille et la vie sociale ? 

Courir en groupe me permet de voir mes amis tout en étant active.  

As-tu déjà été ou es-tu inspiré par d’autres athlètes ? 

Courtney Dauwalter est définitivement mon inspiration du moment.  

 

BLESSURES 

As-tu déjà souffert de blessures de course ? 

Mise à part une entorse à la cheville durant 3 semaines, heureusement non!  

Comment les gères-tu lorsqu’elles se présentent et comment les évites-tu ? 

Lors de mon entorse, j’appliquais le principe PEACE & LOVE et j’ai eu une récupération complète! Sinon, je les évite en étant à l’écoute des signaux de mon corps et si je ressens de la douleur, je m’adapte pour éviter que celle-ci ne s’aggrave.  

Le syndrome du surentraînement t’effraie-t-il ? Comment es-tu certain d’en rester éloigné ? 

Je suis beaucoup à l’écoute de mon corps et je m’assure de garder une routine d’entrainement équilibrée et ne pas tomber dans l’excès.  

 

SCIENCE DU SPORT

T’intéresses-tu  la science en course  pied ? 

Absolument.  

Si oui, quel domaine attire le plus ton attention (nutrition, endurance, etc.) et pourquoi ? L

Le sport chez les femmes est un domaine qui m’intéresse car on sait qu’il existe des différences importantes entre les deux sexes. Les risques chez la femme, comment améliorer les performances, comment s’adapter en fonction du cycle menstruel sont tous des aspects importants et intéressants à connaître.  

Bien des coureurs modifient leur entraînement en fonction des recherches. La popularité du jeûne intermittent chez les athlètes en est un récent exemple. Quel est l’impact des nouvelles connaissances sur ton entraînement ? Es-tu du type  « tester » des méthodes plus expérimentales ou à tenir un programme régulier depuis des années ? 

J’aime me tenir informée des nouvelles tendances en nutrition mais je préfère m’en tenir à ce qui « fonctionne » déjà pour moi